Home > A propos de Niger Republic

SITUATION GEOGRAPHIQUE ET POPULATION Le Niger est un pays d’ Afrique steppique, aux frontières avec l’Algérie (956 km), le Bénin (266 km), le Burkina Faso(628 km), le Tchad (1175 km), la Libye (354 km), le Mali (821km) et le Nigeria (1497 km). Situé en Afrique Occidentale entre les parallèles 11°37 et 23°33 de latitude nord d’une part, et les méridiens 16° de longitude Est et 0°10 de longitude Ouest d’autre part, le Niger s’étend sur 1 267 000 km². Il est le plus vaste des pays de l’Afrique Occidentale et se classe 6ème à l’échelle continentale après le Soudan, l’Algérie, le Congo, la Libye et le Tchad. Les deux tiers du territoire au Nord se trouvent dans le désert du Sahara, avec des zones montagneuses comme le plateau du Djado ou le massif de l´ Aïr qui possède le point culminant du pays à plus de 2000 m d´altitude et où la végétation est quasi-inexistante. C´est aussi la zone des grandes dunes et des étendues sableuses du Ténéré. Un seul grand fleuve, le Niger, traverse le pays sur 550 km dans sa partie occidentale. C´est sur ses rives qu´est installée Niamey ,la capitale. Le Sud du pays représente la partie sahélienne, voire soudanaise à la frontière du Bénin. Il s´agit d´une zone plate avec le fleuve Niger à l´ouest et, en période de grandes eaux, le lac Tchad à l´est. C´est la région verte du pays. Elle est relativement arborée, avec une végétation de brousse. Sa position en altitude explique son climat tropical au sud et désertique au Nord dont les 4/5ème sont constitués de déserts (Nord) et 1/5ème de savane (Sud) convenant à l’élevage et à l’ agriculture. Le climat est caractérisé par trois saisons : chaude (de mars à mai), pluvieuse (de juin à septembre) et froide (d’octobre à février). Les conditions climatiques permettent de distinguer trois grandes zones : a. La zone soudanaise, essentiellement agricole, soit10% de la superficie du territoire avec une pluviométrie de 600 à 800 mm par an : Tillabéri, Niamey et Dosso (Zone Ouest) correspondant à l’écorégion AT007221selon la classification proposée par le WWWF. b. La zone sahélienne à vocation agricole et pastorale, soit 30% de la superficie du territoire avec une pluviométrie comprise entre 200 et 600 mm par an : régions de Tahoua, Maradi, Zinder et Diffa (Zone du Sud et du Centre Est) correspondant aux écorégions AT0722-AT0713-AT0904- PA1329 et PA1332. c. La région subdésertique,soit 60% du territoire dans laquelle des activités n’existent que dans quelques oasis ou vallées de koris : Région d’Agadez et une partie de Tahoua (Zone Nord) correspondant aux écorégions PA1327- PA1329 et PA1332. Sa situation géographique fait du Niger un carrefour d’échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique au Sud du Sahara. Le pays est multi ethnique et constitue une terre de contact entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche. Ses 14,2 millions d’habitants en l’an 2007 sont composés des ethnies suivantes : les Haoussas 56%, les Djermas-songhaïs 22%, les Peuls 8,5%, les Touaregs 8%, les Béribéris 4,3% et les Arabes, Toubous et Gourmantchés 1,2%. Le recensement de la population révèle que la population active est de 3 469 057 hbs dont 3 416 920 hbs sont actifs occupés sur une population résidente de 11 060 291 au premier juin 2001, soit l’équivalent de prés de 3,7 millions d’actifs occupés en 2009. Le Niger dispose d’une population jeune, 48% ont moins de 15 ans. Potentiellement active, cette jeunesse constitue à la fois un facteur de dynamisme économique ainsi qu’un lourd défi à relever en termes de tendances démographiques (+3,3%), d’emploi, de revenu, de logement, de santé, d’infrastructures et d’éducation. Les conséquences en sont sévères puisque ce pays enregistre une des plus faibles espérances de vie à la naissance (49 ans).

Le pays est fortement rural avec 83% de la population habitant en milieu rural. Ceci n’empêche que 75 % de la population vit sur une bande d’environ 150 km de large au sud et sud-est du pays où se trouve la grande partie des 12% des terres cultivables. Cette situation dégrade et appauvrit sensiblement la qualité des sols. Néanmoins, l’agriculture et l’élevage constituent des activités essentielles dans l’économie du Niger. Cette économie a toujours été dominée par le secteur agricole de subsistance, au sein duquel mil et sorgho représentent environ 80% des terres cultivées.

STRUCTURES ECONOMIQUES Après la récession de 2004, causée par de mauvaises récoltes, le Niger a connu deux années de croissance économique soutenue, avec environ 5% en 2005 et 7% en 2006. La poursuite du soutien des institutions internationales devrait se traduire par de nouvelles hausses de 5% du PIB réel .Pour 2008 et 2009, avec la bonne dynamique escomptée dans le secteur minier et agricole, le PIB devrait progresser aux alentours de 5% par an en volume. Mais, bien que des progrès aient été constatés dans des domaines comme l´éducation et la santé, le Niger figure toujours parmi les pays les moins avancés en termes de l’indice de développement humain(174éme sur 177 en 2008). La pression démographique et la réduction des terres cultivables favorisent entre autres la pauvreté qui touche encore plus des deux tiers de la population. Mais, l’économie du Niger repose pour l’essentiel sur l’agriculture, l’élevage, la forêt et la pêche, qui occupent également une grande partie de la population active 70% participant à hauteur de 39% au PIBe n 20082. La contribution du secteur services et commerce des marchandises, qui absorbe 12% de la population active est conséquente avec 44% du PIB, malgré l’importance des circuits commerciaux informels qui représentent environ 70% du PIB. L’activité industrielle au Niger est assez peu développée, 17% du PIB et 18% dans la population active en 2008 .Elle est centrée, pour l’essentiel, sur l’agro-alimentaire. La part du secteur manufacturier dans le PIB est demeurée stable ; les autres industries, qui incluent diverses industries extractives – dont l’Uranium -la construction et le secteur énergétique, ont par contre connu une relative baisse de leur part dans le PIB. En effet, la crise des années 80 a sensiblement modifié la structure de l’économie nigérienne ainsi que la conception et la gestion du service public. Le trait le plus saillant de cette évolution est une «informalisation» croissante de l’économie face à un secteur moderne moins performant. Le secteur formel privé au Niger est de taille restreinte.En début 2006, celui-ci était composé d’environ 600 entreprises, la plupart dans la finance et la micro finance, le transport le commerce. Ce secteur incluant celui des mines – emploie environ 8000 personnes, soit l’équivalent d’un tiers de l’emploi dans le secteur public. Pendant la même période, le secteur manufacturier formel était composé de 59 entreprises, localisées pour l’essentiel aux environs de Niamey, qui employaient près de 2000 personnes. Le secteur se concentre principalement sur la production de savon et de détergents, l’embouteillage, le traitement d’oléagineux, le riz, le coton et les produits pour le bétail.

1.3. LE CONTEXTE TOURISTIQUE NIGERIEN 1.3.1. Les atouts touristiques La revue des produits offerts prédestine, selon certaines conditions, le Niger au rang d’une destination internationale d’avenir pour la pratique de toutes les formes de tourisme hors balnéaire qui correspondent aux préférences actuelles et futures de plus de 75% du potentiel du tourisme international mondial et du tourisme interne. a. Un produit touristique centré sur trois (03) destinations. Le produit touristique nigérien est centré sur trois (03) destinations : le Massif de l’Aïr et le désert du Ténéré (région d’Agadez), la région du Fleuve – Parc « W » (Niamey, Dosso, Tillabéry) et le Niger Centre Est avec la réserve de Termit dont le processus de classement est avancé (Tahoua, Maradi, Zinder et Diffa). Le « Tourisme Saharien au Nord avec les oasis du Kawar – Djado,le massif montagne de l’Aïr et le vaste et mythique désert de l’Aïr et du Ténéré présente des variantes rampantes au Sud – Est avec les déserts du Termit et du Tal. Cette région est la zone principale d’attraction touristique où l’on trouve des ossements dedinosaures, des gravures rupestres , des réserves naturelles ainsi qu’une culture authentique encore entièrement préservée et un artisanat riche et varié.

Le « Tourisme fluvial » dans la vallée du Fleuve Niger est aussi un important pôle d’attraction touristique avec le Parc du W, les dernières girafes en liberté d’Afrique de l’Ouest, une végétation tropicale préservée, ainsi qu’une large variété ornithologique et faunique. Cette zone est également le creuset de l’histoire de grands empires africains comme l’Empire Songhaï et possède des sites archéologiques et civilisationnels importants, ainsi qu’une gamme variée de produits artisanaux.

Le « Tourisme culturel » est dominant dans le Centre – Est du Niger et présente une riche diversité culturelle et artisanale. Terres de grands empires africains comme celui du Kanem Bornou, des Cités – Etats Haoussas et de l’empire Peulh de Sokoto ou encore de sultanats influents comme celui du Damagaram. Cette région recèle une forte concentration d’oeuvres architecturales typiques, et l’influence de la chefferie traditionnelle y est encore très fortement perceptible. Mais, le produit culturel est un produit transversal qui renferme aussi bien l’histoire que les rites et certaines fêtes traditionnelles qui sont très prisées des visiteurs .

Le Niger a également été une terre de convergence des explorateurs européens, hommes de sciences ou missions militaires coloniales, avec le lot de malheurs et d’héroïsme dont les traces encore visibles constituent un axe de thématique touristique qu’il faut développer sous l’appellation de la route des explorateurs. L’histoire du Niger se traduit aussi par des rites et festivités traditionnels qui offrent une approche de développement d’un tourisme spécifique avec la valorisation des manifestations culturelles et/ou culturelles d’inspiration traditionnelle. Ce sont les mythes Aznas, les rites de Massalata, la danse Sonianké ou le symbole de la force du lait, etc.… certaines fêtes traditionnelles ou religieuses comme la Cure Salée, le Guéréwool, le Bianou ou le Gani, le Festival de l’Aïr, le Festival des Civilisations du Fleuve etc ont été érigées en produits d’appel touristiques. Néanmoins, tout cela mérite une meilleure structuration grâce à une bonne coordination institutionnelle afin que le Niger parvienne, à l’instar des autres pays de la sous région, à une meilleure maîtrise de la programmation de ces manifestations que les agences de voyages ou les tours opérateurs internationaux peuvent intégrer dans leurs catalogues.

b. Existence d’aires protégées Une des particularités du Niger est l’existence de huit (8) catégories d’aires protégées (selon la classification de l’UICN): Les forêts classées, les forêts protégées (Baban-Raffi et Guesselbodi), le parc national, la réserve intégrale, la réserve totale, la réserve naturelle nationale, la réserve partielle de faune, la réserve de biosphère, ainsi que de nombreux parcs agro forestiers et les ranchs, qui constituent des sites potentiels pour la conservation in situ. Les aires protégées sont au nombre de six (6) : le Parc National du ‘’W’’, la réserve intégrale ou sanctuaire des addax, la réserve naturelle nationale de l’Aïr et du Ténéré, la réserve totale de faune de Tamou, la réserve de Gadabédji,la réseve partielle de faune de Dosso

i. Le Parc National du W 3. La région du W du Niger constitue en Afrique Soudano-Sahélien, un réservoir exceptionnel de biodiversité enrichi par les reconnaissances récentes (Site Ramsar en 1987, Site du Patrimoine Mondial en 1996,Réserve de biosphère en 1996) et l’existence de plus de 16 îles ,des gorges(gorge de la Tapoa,gorge de la Mékrou),le site de Baobab 100 sites archéologiques. Malgré une pression anthropique sans cesse croissante, les potentiels floristiques et faunistiques de cette région, ainsi que les fonctionnalités de l’écosystème sont encore bien préservés et ne présentent pas d’atteintes irréversibles (source Le Berre). La région concernée abrite plus de 80% de la biodiversité du pays, héberge les populations de faune les plus nombreuses et des formations végétales qui ne se trouvent nulle part ailleurs sur le territoire nigérien. Le Parc National du W du Niger est un parc national transfrontalier. Dans sa totalité, il couvre plus de 10.000 kilomètres carrés répartis entre le Bénin (550.000 ha), le Burkina Faso (250.000 ha) et le Niger (220.000 ha). Le site appartient au bassin du Niger, ce fleuve constituant la limite nord du Parc National. Le réseau comprend principalement deux bassins versants, celui de la Tapoa au nord-ouest, celui de la Mekrou au sud-est. Plus de 500 espèces de végétaux vasculaires ont été répertoriés dans cette zone. De nombreuses espèces sauvages, voisines d’espèces actuellement cultivées, constituent des réservoirs de ressources génétiques. Cela dit, les espèces animales sont représentées par de nombreux vertébrés et invertébrés dont 100 espèces de reptiles . Par ailleurs, plus de 400 espèces d’oiseaux migrateurs et afro-tropicaux ont été recensées dans la région. La faune de grands mammifères compte 73 espèces de grande faune avec la présence des espèces phares : éléphants, buffles, hippotragues, les carnivors (lions,guépards,lycaon). Sur le plan culturel, le Parc du W du Niger, province archéologique peu connue jusqu’alors, s’avère un haut lieu de la préhistoire en région sahélienne. Il s’agit d’un milieu naturel au paysage de savane privilégié, car il a joué depuis des temps immémoriaux, un rôle attractif pour les nombreuses populations préhistoriques qui s’y sont succédées sur le long de la Mékrou. Les premières recherches effectuées dans la zone font émerger la richesse d’une région sahélienne, dont l’occupation humaine ancienne est restée longtemps inconnue. Toutes les périodes sont représentées, en une longue séquence qui paraît ininterrompue de l’Acheuléen au Subactuel, en passant par le Paléolithique récent, le Néolithique et l’apparition d’une métallurgie du fer. ii. La Réserve Naturelle de L’Aïr et du Ténéré. L’Aïr est un massif montagneux situé au nord-ouest du pays, étendu sur 300 km du nord au sud et 200 km d’est en ouest. Il présente un ensemble de hauts massifs cristallins et volcaniques émergeant d’un socle ancien. Les altitudes dépassent souvent 1000 m ; le point culminant de l’Aïr est situé dans le massif du Gréboun (2310 m). Le versant méridional s’enfonce dans une dépression dominée par la falaise de Tiguidit. Le versant oriental est en contact avec la zone sableuse du Ténéré. A l’ouest, la transition se fait rapidement avec la plaine du Talak et les régions de l’Azawak et du Tamesna. L’Aïr présente ainsi un faciès varié au centre d’une zone de plaines monotones hyperarides. Les villes principales sont Agadez et Arlit , Tchiro et Bilma. Le Ténéré constitue la plus grande partie du nord-est du pays. C’est une plaine sableuse hyperaride qui se termine à l’est par la falaise du Kawar et au nord par le plateau du Djado et du Mangueni. C’est, avec la Majabat al Koubra et le désert libyque, la zone la plus aride du Sahara actuel dont la ville principale est Bilma. Les parois des principaux massifs montagneux sont caractérisées par des dessins et des gravures issus de la préhistoire. Ces gravures représentent la plus part des animaux que l’homme cotoyait depuis le début du Néolithique jusqu’aux époques historiques en même temps que certains traits de sa vie quotidienne durant des millénaires. o 3 Voir Plan d’aménagement et de gestion du parc régional du W 2006-2010 en trois tomes :Etat des lieux,Stratègie et mise en valeur et dont la thématique tourisme occupe une place importante ; o Accord pour la gestion concertée de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du W ; o Projet de document sur la promotion du parc régional W

Entre autres attractions touristiques de la Réserve la présence des espèces telles que le mouflon à machette,les guépards du sahara,les outardes et la diversité des espèces d’oiseaux.

La forêt classée, le lac de Madarounfa et les tombeaux des 99 saints La forêt de Madarounfa se trouve à environ 1 km au nord du lac. Elle est classée par décret n° 4400 de 1950 avec une superficie de 830ha. La superficie du site abritant les tombeaux est de 800 hectares, mais celui-ci n’est pas aménagé malgré la fréquentation régulière du site par des personnes venant de tous les horizons y compris des pays voisins comme le Nigeria et même le Cameroune. Les tombes sont matérialisées par un muret rectangulaire dont les dimensions sont variables. Les tombeaux sont situés aux bords d’un lac et certains sont engloutis.Il y a lieu d’engager une mission d’évaluation de l’état de conservation des tombeaux et la mise en valeur du site par une campagne d’affichage permanente retraçant l’histoire des 99 saints.

Le tableau ci-après indique les principales attractions touristiques par ensemble de régions touristiques au nombre des trois grandes destinations offrant, outre leurs attractions touristiques principales, le potentiel de développement d’autres formes de tourisme . Tableau 2 :Produits( Attractions) touristiques par ensemble de régions Ensembles touristiques de régions Produits touristiques Agadez Attractions principales : Massifs de l’Aïr et leurs villages; le Ténéré; la vallée du Kawar; La source thermale de Tafadek; Gadafawa; Bois silicifié de Marandet; Sites de gravures rupestres de Mamanett, Ewelen et Anagam; Sites de gravures rupestres de Blaka à Djado; Agadez pendant le Bianou et le Gani; ancienne ville d’Agadez avec sa grande mosquée et les anciens quartiers ; L’Azalaï; la cure salée; La Fantazia-Tendé; Marandett; les forteresses du Djado; oasis de Fachi. Festival d’Iférouane, Réserve Aïr Ténéré, Fantazia à Agadez ; Ruines d’Assodé. Attractions secondaires : Arbre de Ténéré; Uranium d’Arlit; Oasis de Bilma, ; Charbon d’Anou Araren à Tchirozérine; *Takédat; *Séguédine; Monuments d’El Mécki de Timia et de Touradji dans l’Aïr; Iférouane (Agaza); *Bilma; *Chants et danses traditionnelles; Village artisanal d’Agadez ; Palais du sultanat Almoumoune ;Palais de l’Anastafidet. Formes de tourisme : Tourisme saharien Tourisme culturel Tourisme Scientifique Tourisme thématique Tourisme de sport Tourisme Religieux

Niamey, Dosso et Tillabéry Attractions principales : Parc du W de la Tapoa; Réserve de Tamou; Cours du fleuve;Firgoun; Ile de Boubon; Sargane; Marché d’Ayorou; Marché de Ballayara; Musée National; Marchés Katako et Wadata; Festival international de la mode africaine (FIMA); lutte traditionnelle; Coopérative d’artisans; Village artisanal de Wadata; SAFEM; Rôneraies de Dallol; Tombeaux des Baoura à Lougou(Doutchi), Kiota pendant le Mouloud; Gaya pendant la fête des pêcheurs et les danses de possession; Centre artisanal de Dosso; Palais du chef de province; Musée de Dosso; Réserves des girafes à Kouré; sites d’exploitation traditionnels de natron le long du Dallol Maouri ;la mare de Namga Koukourou,les aménagements hydro-agricoles de Namari goungou regorgeant d’énormes potentialités aviaires dont les oiseaux d’eau ; La mare de Tadé(BirniGaouré)et’Albarkaizé(Gaya); Le tombeau de Alpha Mahaman Diobbo à Say et celui de Mali Béro à Sargane. Attractions secondaires : Hotoungo dans la région de Say – Lamordé; *Artisanat local; *Dunes de sable de Ballayara; *Chants et danses traditionnelles; *La corniche de Gamkallé; *Petit marché; *Foire sylvo-agro-pastorale; Forêts classées Gorou bassanga de Gaya; *Chants et danses traditionnelles Gaya; *L’île de Lété à Gaya , le lac de Kokorou, Peintures rupestres de Kourki, Dunes de sable de Kolman. Formes de tourisme : Ecotourisme Tourisme de vision Tourisme cynégétique Tourisme culturel Congrès, affaires, détente, sport Tourisme religieux 9 Maradi, Diffa, Tahoua, Zinder Attractions principales : Lac de Tabalak; Massif de l’Ader (Madaoua, Bouza, Keïta); Hotoungo à Tahoua; Villages artisanal de Tahoua, Maradi et Zinder; Massalata (Konni); lac de Madarounfa; Les rochers de Nilloua, la Réserve de Gadabédji ; la Komadougou Yobé (site de concentration des oiseaux d’eau). La tombe de Kaoura Assaou ; Réserve de Baba Rafi; Tombeaux des saints de Madarounfa; Tibiri Maradi; Pêche à Madarounfa; Guérouwelle à Bermo (Dakoro); Massif de Termit; Rochers de Zinder; Ancienne ville de Birni à Zinder; Le désert du Tal (N’Guigmi); Chants et danses traditionnelles des régions; l’Azawak.Les mosquées en terre de la région de Tahoua. Attractions secondaires : *Tombeau de Malam Djibir à Doguéraoua (Madaoua); *Birni N’Konni; *Tahoua; *Tessaoua; * ville de Maradi; ; *Marché de Sabon Kafi; Tirmini; *Marché -Poteries de Mirriah; *Le lit du Lac Tchad; *Saline de Goudoumaria; *Garoummélé “ancienne capitale de Bornou; *N’Guigmi pendant le Soumaïram; *Gueidam Tchoukou pendant le festival de pêche (20 km au nord ouest de Diffa) ;*Marché de Baki Birgi, la mare de Dan Doutchi, la vallée de la Magia, la Cité de Bouza. Si l’on résume cet inventaire, il ressort un certain nombre de produits qui peuvent être considérés comme uniques au monde et dont certains seulement vont ressortir des offres des opérateurs touristiques actuels, d’autres devant émerger à l’application d’une stratégie nationale de développement durable du tourisme au Niger. Ces USP (Unique Selling Propositions) peuvent se résumer en destinations et en produits thématiques. Ils formeront l’image du Niger et constitueraient les axes et pôles du tourisme nigérien à savoir : a. Dans la région Niamey, Dosso et Tillabéry  L’axe du fleuve Niger de Yassan (frontière de Mali) à Dolé (frontière Nigéria) en passant par Ayorou, Tillabéry, Niamey et Gaya : cette région du Niger était, jusqu’aux années 1970, la principale destination du tourisme international. Il s’agit de la faire revivre en incitant la création d’agences de voyages réceptives locales à la relancer. Les produits touristiques de cet axe sont multiples : du tourisme religieux à Say jusqu’à la connaissance de la « culture du fleuve et de l’hippopotame » à Ayorou. La capitale du pays, Niamey, peut aussi offrir des festivals culturels spécifiques, elle possède un musée avec d’excellentes collections, comme celles de dinosaures, mais doit être mieux mise en valeur.  La zone Girafe est classée Réserve de Biosphère de la région du Parc National du W Niger à cause de la présence d’une espèce emblématique “Giraffa camelopardalis peralta”, dernières populations des girafes vivant en Afrique de l’Ouest.

 Le fleuve Niger, les îles et la vallée : Le fleuve Niger et ses affluents (Gorouol, Sirba, Goroubi, Tapoa, Mékrou) renferme un nombre considérable d’espèces (mammifères: crocodiles,hippopotames, lamantins, antilopes et carnivores). Son bassin dispose d’un important potentiel faunique. Il constitue, par ailleurs, tout au long de son parcours un cadre exceptionnel avec un paysage diversifié et un patrimoine culturel riche et varié. Il dispose d’un potentiel en ressources naturelles, culturelles et archéologiques pouvant contribuer substantiellement au développement du pays. Sur le plan culturel, les îles du Fleuve Niger constituent un paysage mixte en regard de son environnement fluvial qui joue depuis des temps immémoriaux un rôle attractif pour les nombreuses populations qui s’y sont succédées. La spécificité des ces îles est également marquée par cet habitat peint et décoré par les femmes. Cette pratique est maintenue par son embellissement pendant la préparation d’évènements culturels et religieux. Ce qui confirme son caractère unique.

Le pôle du Parc international du W inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1996, la Tapoa et les zones jusqu’à Gaya qui l’entourent pour bénéficier des retombées d’un tourisme international de qualité qui vient de l’Occident, mais aussi du Bénin et du Burkina Faso.

Dans la région Maradi, Diffa, Tahoua, Zinder :  L’axe de l’est de Maradi à N’guigmi, terres de grands empires africains comme celui du Kanem Bornou, des Cités – Etats Haoussas et de l’empire Peulh de Sokoto ou encore de sultanats influents comme celui du Damagaram. L’ensemble architectural autour du Palais du Sultan de Zinder – le quartier de Birni – serait candidat pour la liste du Patrimoine mondial .En outre les déserts de Termit et du Tal présentent des paysages remarquables non loin du Lac Tchad que se partagent le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria. Ce dernier malgré ses fluctuations reste une attraction importante en raison de ses zones humides qui attirent des oiseaux migrateurs.  La Réserve de faune de Gadabedji a été créée en 1955 pour protéger les oryx algazelles (aujourd’hui disparues dans le pays) et les gazelles. Elle est la seule réserve du Niger dans la zone du Sahel et du Sahara. De ce fait, elle a gardé ses caractéristiques originelles. Un programme de réintroduction de l’Oryx par la fondation IGF en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de la Lutte Contre la Désertification est en cours. Le non respect du statut d’aire protégée par les populations locales qui pratiquent une activité pastorale intense au sein de la réserve est à regretter. Il est alors important de participer avec le Ministère de l’Environnement à l’élaboration d’un plan de gestion de la réserve.  Le massif du Termit présente une diversité de milieux. Ces potentialités offrent par ailleurs de très bonnes aptitudes à l’exploitation touristique notamment par la présence de la beauté du paysage et l’existence de site d’occupation humaine (massif rocheux, pitons, dunes, gravures, sites archéologiques, etc…).Sur le plan écologique, le massif du Termit renferme d’importantes potentialités fauniques et végétales (Addax, Guépard, Gazelles Dama, Mouflons à manchettes…). c. Dans la région Agadez : L’axe du nord-est autour du pôle d’Agadez avec les grands déserts du Ténéré et de l’Aïr , inscrits comme réserves naturelles, dans la liste du Patrimoine Mondial, mais aussi les cultures anciennes originales avec des attractions comme les ossements de dinosaures, des gravures rupestres. Ce sont les sédiments du Continental Intercalaire, déposés de la fin du Trias au Crétacé Inférieur, qui contiennent les gisements de bois silicifiés et de dinosauriens, dont le plus important est celui de Gadoufaoua à 150 km au Sud-Est d’Agadez et de la région d’In Gall. De nombreux gisements de fossiles végétaux, animaux et surtout de vertébrés ont été mis à jour de 1960 à 2005 au Niger dans diverses couches géologiques. Les principaux gisements sont les régions de Tillia, In Abangharit, Gadoufaoua, In Gall et Marandet. Actuellement, cinq squelettes de dinosaures et de croccodiliens sont exposés au Musée National du Niger à Niamey ( Le crocodilien Sarcosuchus imperator, le dinosaurien herbivore Ouranosaurus nigériensis, le dinosaurien carnivore Afrovenator abakensis, le dinosaurien carnivore Suchomimus tenerensis-11m Long-, le grand dinosaurien herbivore Jobaria tiguidensis -20m Long et 11m Haut-). Le squelette du crocodilien Supercroc est en étude à Chicago. De plus, cette zone renferme la route du sel qui part de l’Aïr , traverse le désert du Ténéré et arrive à Blida où se trouvent les salines,lieu d’extraction du sel indispensable aux transactions.C’est là un nouveau produit touristique à promouvoir auprès des agences de voyages. 11 Cependant cette zone n’est plus considérée comme stable depuis trois ans et certains opérateurs basés à Agadez préfèrent aller plus au sud vers Zinder et Diffa pour proposer des circuits de désert et du culturel. En conclusion de ce rappel, le Niger est le seul pays de l’Afrique sub-saharienne qui peut offrir une telle diversité entre le désert et le sahel avec des produits phares mentionnés ci-dessus. Il peut ainsi offrir une thématique assez unique au monde mixant désert et savane. Son image peut être ainsi renforcée. 1.3.2 . Les initiatives de coopération dans le domaine du tourisme L’idée d’une stratégie nationale de développement durable du tourisme (SNDDT) est née avec l’adoption du premier document stratégique de réduction de la pauvreté au Niger qui mettait l’accent sur la diversification des produits touristiques notamment le tourisme culturel et l’écotourisme. L’OMT y a répondu favorablement en dépêchant un consultant pour la définition des termes de référence pour un appel d’offres international pour l’élaboration de la SNDDT conformément aux procédures de la Banque Mondiale qui était prête à appuyer son financement. Ladite initiative n’ayant pas abouti, Le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat l’a relancée. C’est ainsi que sur fonds propres, il a invité le consultant désigné initialement par l’O.M.T à animer une mission d’identification des principaux besoins d’aménagement et d’exploitation des potentialités touristiques des communes et régions du Niger en matière d’investissement et de lever les obstacles qui entravent le décollage touristique du pays. C’est dans ce cadre que ce sont tenues, durant la période allant du 11 au 24 avril 2007, diverses réunions dans cinq régions du Niger ; Niamey, Tillabéry, Dosso, Tahoua et Agadez. Une deuxième mission qui malheureusement n’a pas eu lieu devait couvrir les trois autres régions Maradi, Zinder et Diffa. La mission a recueilli les avis, les propositions et les recommandations des participants aux réunions (plus de deux cents personnes représentant les professionnels du tourisme et les responsables administratifs et élus des régions visitées). Elle a déposé un rapport intermédiaire fort intéressant estimant les projets à 37, pouvant faire l’objet d’une analyse prioritaire ainsi que des propositions et recommandations pour l’élaboration de la S.N.D.D.T.Une telle initiative devrait être menée à sa fin par le Ministère du Tourisme pour aboutir au souhait et but de l’équipe d’experts à savoir « 100 projets pour le tourisme au Niger tel devrait être après la deuxième mission, le « Slogan » d’une Action Globale du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat. On disposerait alors selon la mission d’un catalogue de projets qui, après classification selon le concept d’investissements structurants, permettrait au pays si on les réalise d’assurer son décollage sur le plan touristique et d’avoir des effets de levier sur le développement durable du Niger. Le produit de la mission constituerait une excellente base de données de projets dont la viabilité demanderait à être vérifiée pour servir de base à un travail plus approfondi d’initiatives nationales de développement humain qui pourraient trouver leurs sources de financement auprès de l’O.M.T (Programme ST- EP), du PNUD, de la Banque Mondiale et des autres bailleurs de fonds internationaux, gouvernementaux et privés. Il servirait par ailleurs aux travaux d’élaboration de l’étude de la SNDDT tant au niveau d’une partie des tâches de l’établissement du diagnostic que des propositions du plan d’actions prioritaires. Dans le cadre du programme ST – EP, une mission d’identification de projets de développement durable du tourisme axés sur la lutte contre la pauvreté a été effectuée au Niger par un consultant de l’OMT en janvier 2008, suite à la requête du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat. Elle a abouti à l’identification de cinq projets de développement communautaire répondant aux critères de développement durable dont la réduction de la pauvreté, la promotion de l’égalité des genres, l’amélioration du bien être des populations locales. Il s’agit :  du développement de l’artisanat et de l’écotourisme à Ayorou d’un coût de 210 500 euros pour lequel le financement sollicité est de 124500 euros ;  du développement de l’écotourisme intégré dans la « zone girafes de Kouré » d’un coût de 172 000 euros pour lequel le financement sollicité est de 93000 euros ; 12  de la promotion du tourisme saharien intégré dans la zone Termit – Tin ToumaTianhuanaco d’un coût de 175 000 euros pour lequel le financement sollicité est de 134 500 euros ;  du développement de l’écotourisme et du tourisme rural intégré dans les zones périphériques de la réserve transfrontalière de la biosphère parc « W » d’un coût de 331 351 euros pour lequel le financement souhaité est de 101 296 euros ;  du développement du tourisme culturel et de l’écotourisme à Moli Haoussa en périphérie du parc « W » d’un coût de 134 600 euros pour lequel le financement sollicité est de 103 960 euros.